• La croissance > Croissance et hormone
    accueil   
  CROISSANCE ET HORMONE

La croissance dépend de très nombreux facteurs dont des mécanismes hormonaux évoqués ci-dessous. Leur dysfonctionnement rend compte des maladies de la croissance d'origine hormonale.

On désigne sous le terme « d'hormone », une substance, synthétisée et secrétée par une glande, dont la caractéristique est d'agir à distance de la glande. L'hormone est transportée jusqu'aux organes cibles, essentiellement par voie sanguine. Elle agit alors au niveau d'un récepteur tissulaire spécifique, déclenchant alors une cascade de réactions cellulaires. Les hormones, très nombreuses et variées, sont toutes d'importance majeure et certaines sont vitales. La spécialité médicale qui prend en charge les dysfonctions hormonales, est dénommée endocrinologie.

L'hormone de croissance est un gros polypeptide (191 acides aminés), sécrété par les cellules somatotropes de l'antéhypophyse, petite glande endocrine située sous le cerveau.

 
• Deux hormones sont essentielles dans le contrôle de la croissance

• L'hormone de croissance est secrétée par l'hypophyse

• Les hormones thyroïdiennes sont secrétées par la glande thyroïde.
• L'hormone de croissance (ou GH = growth hormone)

Seule l'hormone de croissance humaine est active chez l'homme, les hormones de croissance d'origine animale n'ayant pas d'activité biologique et ne pouvant pas être utilisées pour traiter les troubles de la croissance de l'enfant (contrairement à d'autres hormones, comme l'insuline).

De plus, la synthèse de l'hormone de croissance humaine n'est possible que depuis peu de temps. Ce progrès majeur permet de traiter plus facilement et plus largement les enfants qui le nécessitent (1985) et ceci pratiquement sans aucun risque. Il n'y a en particulier, avec l'hormone de croissance actuelle synthétique, plus aucun risque de la contamination dramatique (maladie de Creutzfeldt-jakob) qu'il y avait eu avec l'hormone de croissance extractive utilisée précédemment.

La sécrétion d'hormone de croissance est sous contrôle d'une double régulation hypothalamique :
- régulation de stimulation positive par le GHRH (Growth hormone realeasing hormone),
- négative par la somotostatine.
Cette régulation permet une sécrétion très particulière, pulsatile, essentiellement nocturne pendant certaines phases du sommeil. La première bouffée qui est en principe la plus importante, survient le plus souvent de 60 à 90 minutes après l'endormissement. Cette constatation fait recommander d'administrer les traitements par l'hormone de croissance au mieux le soir au coucher, et conseiller une heure de coucher qui ne soit pas trop tardive pendant les périodes de croissance rapide, en particulier pendant la période pubertaire.

En dehors du sommeil, il n'y a pratiquement pas de sécrétion diurne, sauf pendant les efforts musculaires intenses, en cas de jeûne prolongé ou à l'occasion de stimulations médicamenteuses. Ces dernières sont utilisées en pratique pour diagnostiquer un déficit en hormone de croissance. Elles sont la plupart du temps assez pénibles pour les enfants. Leur indication est donc limitée aux enfants réellement suspects de déficit en hormone de croissance, le plus souvent après une consultation auprès d'un médecin spécialiste de la croissance.

L'hormone de croissance n'agit pas directement sur les cartilages de croissance. Elle est en fait transportée par voie sanguine, liée à la GH BP (GH binding protein) essentiellement jusqu'aux cellules du foie (hépatocytes) où elle vient se fixer sur un récepteur spécifique.
La croissance des cartilages de croissance est donc sous le contrôle d'un ensemble complexe de mécanismes dans lequel toute anomalie, qu'elle soit anatomique (anomalie de la région hypothalamo-hypophysaire congénitale ou acquise) ou génétique (anomalie des gènes qui contrôlent la synthèse des différentes hormones impliquées, de leur protéines de transport et de leurs récepteurs) vont pouvoir être à l'origine de maladies de la croissance. Néanmoins, ces maladies sont rares et n'expliquent que peu des troubles de la croissance qui peuvent être observés.


• Les hormones thyroïdiennes (T3, T4)

Elles sont synthétisées et secrétées par la thyroïde, glande située au niveau du cou, elle-même étant sous contrôle d'une hormone hypophysaire, la TSH.

Elles ont un rôle fondamental dans la croissance mais aussi dans le développement cérébral.

Il existe actuellement un dépistage néonatal systématique de l'hypothyroïdie congénitale, qui grâce à un traitement très précoce des enfants atteints, leur assure un développement normal. Cette possibilité peut être considérée comme l'un des plus ggrands progrès de l'endocrinologie pédiatrique moderne, en fonction de la gravité du nanisme par hypothyroïdie congénitale non traitée, qui a donc pratiquement complètement disparu.


• Les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes)

Agissant en synergie avec l'hormone de croissance, elles permettent le pic de croissance pubertaire. Ces hormones ont une double action : accélération de la vitesse de croissance mais aussi et surtout maturation des cartilages de croissance qui vont se souder, marquant ainsi la fin de la croissance.

Ce mécanisme explique qu'en cas de sécrétion trop précoce d'hormones sexuelles (puberté précoce par exemple)), il existe un risque de petite taille définitive en l'absence de traitement adapté, par soudure prématurée des cartilages de croissance.


• D'autres hormones (surrénaliennes, insuline…)

Elles ont également un rôle dans la croissance. Leur action ne sera pas évoquée ici.
 
La courbe de croissanceLa taille cibleLa vitesse de croissanceLa maturation osseuseLes troubles de croissance
Croissance et hormoneHygiène de vieQuel traitement ?Vos questionsLes informations utiles
  INFOS LÉGALES design Bleupiment.fr | développement LÉONLACOM