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Réf.l : Sempé M, Pédron G, Roy-Pernot M.P. Auxo1ogie méthode et séquences. Théraplix. Paris; 1979.
Réédition 1997 Méditions ISBN: 2-905839-2
RÉf.2 : Ponté C, Weill J, Croissance normale croissances pathologiques. Typoform 4 rue du Vaulorin 91320 WISSOUS. |
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| • La croissance > La maturation osseuse |
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• LA MATURATION OSSEUSE
Le développement d'un enfant jusqu'à l'âge adulte est le résultat de phénomènes de « croissance » et de « maturation ». Ces derniers sont essentiels
et vont moduler le « tempo » des différentes phases de croissance.
Le développement d'un enfant, quel que soit l'organe considéré, est le résultat de phénomènes de « croissance » par multiplication des cellules mais également
de phénomènes de « maturation ». Ainsi pour le développement cérébral, à la phase de multiplication des neurones s'ajoutent des phénomènes de maturation neuromotrice,
intellectuelle, psychoaffective… Pour ce qui concerne la croissance en taille, celle-ci résulte d'un allongement des os du squelette par multiplication des cellules des cartilages de croissance, mais également de
phénomènes de maturation squelettique.
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• L’évaluation de la maturation squelettique encore appelée « âge osseux » est essentielle.
• Lorsque « l’âge osseux » est très avancé, il y a un risque de très petite taille adulte
• À l’inverse, un retard permettra une croissance plus prolongée et donc un « rattrapage ». |
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La taille adulte dépend de la taille du squelette ! Ainsi, l'évaluation de la « maturation squelettique », appelée encore « âge osseux »,
est utilisée pour juger du stade de maturation d'un enfant pour ce qui concerne sa croissance en taille.
Cet examen s'effectue en analysant très précisemment une radiographie du poignet et de la main gauche, avec éventuellement une radiographie du coude de face et de profil. Cet examen étant essentiel, il doit parfois
être revu par un spécialiste de la croissance en fonction de son importance dans la surveillance de la croissance.
• Tous les enfants ne « murissent » pas de la même façon
Certains enfants plus « précoces » vont se développer et parvenir « à maturation » plus vite. Ils sont souvent dans un premier temps plus grands que leur camarades du même
âge. « L'âge osseux » est alors avancé. Dans ce cas, l'enfant fera sa puberté plus tôt qu'habituellement et arrêtera donc de grandir plus tôt.
Ainsi, pour les fillettes de 8 ans d'âge réel, l'âge osseux peut déjà être de 11 ans soit un décalage entre l'âge chronologique et l'âge osseux de 3 ans. Ceci raccourcira la durée
totale de la croissance de 3 ans, ce qui risque de la pénaliser pour sa taille adulte.
Dans la situation des pubertés précoces, les enfants sont donc d'abord « faussement » grands par avance de maturation. Par la suite, ils s'arrêtent de grandir plus tôt avec le risque d'avoir
une petite taille définitive.
Certaines sont simplistes et donc fausses la plupart du temps. La plus connue mais aussi la plus mauvaise est celle dans laquelle on multiplie la taille à 2 ans pour obtenir la taille adulte. Cette estimation est malheureusement le
plus souvent fausse.
D'autres sont déjà plus intéressantes, comme la méthode de Bayley ou de Tanner Whitehouse. Ces méthodes reposent sur des calculs plus ou moins complexes, faisant intervenir la taille de l'enfant et sa maturation
osseuse au moment de l'examen, avec pour certaines une pondération en fonction de la puberté et des tailles parentales.
Ces calculs, plus intéressants mais plus complexes que le calcul de la taille cible expliqué plus haut, ne sont jamais des certitudes. Ils seront donc donnés avec la plus grande réserve. Ils servent en fait plus
aux médecins pour décider d'un traitement de la croissance ou pour juger de ses effets.
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