|
|
|
| • La croissance > Les troubles de croissance |
|
|
 |
• Les maladies digestives
Elles peuvent toutes donner un retard de croissance par le biais d’une malnutrition et/ou d’une malabsorption. La maladie cœliaque (lésions intestinales, provoquées par une intolérance à la gliadine,
de nature immunologique, chez des sujets génétiquement prédisposés) doit être éliminée de principe chez tous les enfants consultant pour retard de croissance.
En France, elle serait à l’origine d’environ 2 % des retards de croissance vus par les pédiatres endocrinologues. Elle est évoquée le plus souvent chez un nourrisson avant 18 mois, mais aussi parfois
plus tard, voire en période pubertaire, devant un ralentissement de vitesse de croissance associé à des signes de malabsorption (pâleur, maigreur, ventre saillant, peau sèche et fine, cheveux ternes, aspect
un peu triste de l’enfant).
Le diagnostic, aidé par la mise en évidence d’anticorps de type IGA dirigés contre la gliadine, est confirmé par la biopsie intestinale qui objective une atrophie villositaire totale. Le traitement repose
sur la mise en place d’un régime sans gluten.
• Les cardiopathies
Toutes les cardiopathies de l’enfant peuvent retentir sur la croissance. Ces derniers temps, les corrections chirurgicales de plus en plus précoces des malformations congénitales graves ont considérablement amélioré
la qualité de la croissance de ces enfants.
• Les maladies rénales
Elles s’accompagnent souvent d’un retard de croissance important. Cependant, la prise en charge précoce en centre spécialisé et la possibilité de traitement par l’hormone de croissance pour certains
de ces enfants, ont permis de bien améliorer leur pronostic de taille adulte.
De même les maladies métaboliques, inflammatoires, infectieuses, hématologiques et les cancers de l’enfant peuvent être à l’origine de troubles de la croissance. A noter qu’un certain nombre
de médicaments utilisés dans le traitement de ces affections comme les corticoïdes, peuvent entraîner à eux seuls de graves troubles de la croissance.
• Le retard de croissance intra-utérin (RCIU)
Il se définit par une petite taille et/ou un poids de naissance inférieur aux normes habituelles pour le terme de la grossesse. Le RCIU touche (par définition) 2,5 % des enfants à la naissance. La plupart de ces
enfants ont un rattrapage de leur taille dans les deux premières années de vie. Seuls 10 % d’entre eux resteront avec une taille inférieure à – 2 écarts-types. Ces enfants peuvent bénéficier
(en France) d’un traitement par l’hormone de croissance, qui donne en principe de très bons résultats.
• Les maladies osseuses constitutionnelles
Il existe plus de 250 maladies osseuses (ostéochondrodysplasies) différentes, qui vont entraîner des troubles de la croissance plus ou moins graves, par anomalie de la structure de l’os et/ou du cartilage. Leur diagnostic
est évoqué plus ou moins tôt sur une impression de dysharmonie des proportions, avec volontiers une brièveté des membres. L’achondroplasie est la plus connue. Elle se manifeste dès la naissance
par un nanisme à membres courts.
• Les anomalies chromosomiques
> Le syndrome de Turner
Il est caractérisé par un retard de croissance important, associé à des particularités morphologiques, puis par la suite, à une absence de règles. Il est dû à une anomalie chromosomique,
ces fillettes n’ayant le plus souvent qu’un seul chromosome X (formule chromosomique 45 XO). La taille adulte moyenne (sans traitement) est de 142 cm (129 – 151 cm). Si un traitement par l’hormone de croissance peut
être proposé et être commencé tôt, il améliore en principe la taille spontanée d’une dizaine de centimètres.
> La trisomie 21
Le retard de taille fait partie du tableau clinique de ce syndrome, la taille finale des filles étant aux alentours de 140 cm et celle des garçons de 155 cm.
• Les maladies hormonales
> Le déficit en hormone de croissance
Il est quatre fois moins fréquent que l’intolérance au gluten évoquée ci-dessus. Il existe différents types de déficits en hormone de croissance. Ceux-ci peuvent être congénitaux,
c’est-à-dire existant dès avant la naissance où acquis. Ils peuvent être isolés ou associés à d’autres déficits hormonaux.
> Le déficit en hormone thyroïdiennes
L’hypothyroïdie congénitale autrefois responsable d’un nanisme sévère avec retard intellectuel a aujourd’hui pratiquement complètement disparu grâce au dépistage néonatal.
Les hypothyroïdies acquises (thyroïdite le plus souvent) sont souvent difficiles à diagnostiquer au début (fatigue, frilosité, ralentissement intellectuel, prise de poids). Le traitement par la thyroxine transforme
ces enfants rapidement.
> Les anomalies de la puberté
Le retard pubertaire donne un retard de croissance mais avec possibilité de rattrapage, contrairement aux pubertés précoces qui donnent une croissance d’abord « faussement » satisfaisante mais
s’arrêtant précocement, avec un risque de petite taille adulte.
|
 |
|