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  PUBERTÉ PRÉCOCE « VRAIE »
CHEZ LES GARÇONS


La puberté précoce se définit chez le garçon par la survenue de signes pubertaires avant l'âge de 10 ans. Elle est alors dite “ vraie ” ou “ centrale ” lorsqu'elle est due à une activation prématurée de l'hypophyse ce qui est le cas le plus fréquent.

Le plus souvent la puberté précoce semble familiale, le père et le grand-père de l'enfant ayant présenté le même type de problème. Par ailleurs, comme pour les filles, les enfants adoptés présentent plus facilement des pubertés précoces, sans que ceci soit expliqué clairement.
Par contre chez les garçons et même s'il existe une explication à priori à la puberté précoce (adoption, origine familiale), des examens complémentaires seront toujours réalisés contrairement aux filles, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'autre affection médicale en cause.
 
• La puberté précoce est 5 fois moins fréquente chez les garçons que chez les filles

• Elle doit toujours faire éliminer une cause médicale à leur origine.

• Lorsqu'une cause a pu être éliminée, le traitement est en principe simple.
• Comment déceler une puberté précoce ?

On parle de puberté précoce chez un garçon lorsque les premiers signes pubertaires commencent avant l'âge de 10 ans, l'âge moyen de début habituel en France étant de 12 ans. On évoque une puberté simplement avancée lorsque les signes commencent entre 10 et 11 ans ce qui est beaucoup plus fréquent et banal.

Chez les garçons le premier signe de puberté est l'augmentation de volume testiculaire qui est souvent méconnu au tout début. En effet la pilosité sexuelle et les modifications de la verge et des organes génitaux ne surviennent que plusieurs mois après, voire presque un an plus tard.

La vitesse de croissance s'accélère alors de façon très importante ce qui est remarqué par l'entourage alors que les premiers signes peuvent avoir été totalement méconnus pendant plus d'un an si l'enfant n'a pas voulu en parler.

Comme pour les filles, cette accélération de la vitesse de croissance est faussement rassurante car si elle est trop importante, la croissance risque ensuite de s'arrêter précocement. Ceci peut entraîner dans certains cas une petite taille à l'âge adulte. De plus chez les garçons, l'existence d'une accélération de vitesse de croissance déjà importante évoque une puberté déjà ancienne, évoluant depuis plusieurs mois voire plus d'un an.
En consultation le médecin va juger de l'importance de l'engagement pubertaire et rechercher des signes qui pourraient évoquer une cause à cette puberté précoce.
Il va d'abord reconstituer une courbe de croissance à l'aide du carnet de santé (ne pas l'oublier !) en recherchant une accélération de vitesse de croissance chez un enfant qui avait toujours grandi dans le “ même couloir ” et qui en change plus ou moins brutalement. Ceci est une étape essentielle. En effet cette accélération de vitesse de croissance parfois déjà notée par la famille en remplissant les courbes du carnet de santé, traduit une puberté évolutive et déjà ancienne.


Courbe de croissance Garçon Courbe de vitesse de croissance Garçon
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Il pratique également un examen clinique très complet (organes génitaux mais aussi examen de la peau à la recherche de tâches cutanées….).

Il recherchera d'autres signes associés comme des maux de tête d'aggravation récente, des troubles visuels avec au moindre doute nécessité de compléter par un examen ophtalmologique détaillé, une soif anormale, la famille devant signaler toute modification récente de l'état de santé de leur enfant.

Le médecin se renseigne également sur les antécédents médicaux (toujours avec l'aide du carnet de santé), sur les antécédents familiaux (taille familiales, notion de pubertés précoces dans la famille). L'existence d'une puberté précoce chez le père ou le grand père constitue un élément rassurant en donnant une explication logique à la survenue de la puberté précoce chez cet enfant.

Les examens complémentaires comportent le plus souvent :

- une radiographie du poignet et de la main gauche +/- radiographie du coude gauche de face et de profil pour juger de “ l'âge osseux ” qui est le premier examen à pratiquer.

Il permet d'essayer d'évaluer le potentiel de croissance. Pratiqué par un radiologue, il doit parfois être revu par un spécialiste de la croissance en fonction de son importance. En effet s'il existe un décalage de plus de 2 ans entre l'âge réel et “ l'âge osseux ”, l'enfant risque d'être pénalisé dans sa croissance et de pas atteindre la taille adulte pour laquelle il était théoriquement “ programmé ” en fonction des tailles de ses parents.

Ce risque est donc beaucoup plus “ grave ” dans les familles dans lesquelles les parents sont de petite taille.

- Une radiographie du crâne pour apprécier l'aspect de la selle turcique (loge hypophysaire)

- Des dosages hormonaux souvent sanguins et urinaires ,

- Enfin chez les garçons un examen plus précis de l'hypophyse par résonance magnétique nucléaire (IRM) doit pratiquement toujours être proposé pour éliminer définitivement une origine « organique » hypothalamo-hypophysaire à cette puberté précoce.

Au terme de tous ces examens le médecin proposera un traitement de la cause si une origine a été retrouvée et un traitement de la puberté précoce qui se déroule en principe comme chez les filles dans d'excellentes conditions.
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